BeMyApp 4

Me voilà bien en retard pour parler de ma participation au quatrième BeMyApp qui eut lieu le week-end du 4 février. Rappelons qu’il s’agit d’un concours consistant à mettre au point une application mobile en un week-end. J’avais déjà participé aux deux premières éditions consacrées à l’iPhone. Vous pourrez lire à leur propos ici et .

À chaque édition, nos deux compères, John et Cyril, tentent de nouvelles choses. Certaines fonctionnèrent bien. Ainsi, avaient-ils décidé que nous livrerions l’application et son source le dimanche avant 18 heures, avec deux objectifs. L’un étant de permettre aux 50 bêta-testeurs, pré-inscrits depuis un mois, d’installer les applications sur leurs iPhone et les tester, et l’autre de transmettre le code source à Guillaume Cerquant, chargé de décerner le prix du meilleur code. Cette organisation fut pertinente, puisqu’à 18 heures, nous autres développeurs fûmes libérés du travail, pûmes enfin nous restaurer et préparer la présentation avec le porteur de projet.

Autre succès, j’ai constaté que les bêta testeurs ont bien joué le jeu et donné leurs avis. L’engouement pour notre application est très encourageant pour la suite.

Autre nouveauté, cette édition fut la première à être nationale; ne se déroulant pas qu’à Paris, mais aussi à Lyon et Marseille. Le succès de cette initiative est mitigé. D’un côté, les équipes provinciales ont bien travaillé, de l’autre, les retransmissions vidéos entre les trois sites furent un échec à cause du LiveStream qui créait un décalage de près d’une minute, et ne permit pas aux spectateurs de vivre l’événement. Cette infrastructure fit perdre trois heures à tout le monde le samedi, et allongea énormément la délibération du dimanche. Par ailleurs, les marseillais ne parvinrent pas à faire fonctionner le LiveStream chez eux.

Parlons un peu des idées soumises au public. À vrai dire, dans leur ensemble, elles ne m’ont guère emballé. Peut-être qu’avec trois participations, je deviens blasé ! Heureusement, l’un des projets à été repêché au dernier moment. Il s’agit d’iKado. Je suis heureux de la manière dont nous avons travaillé durant ce week-end. Je me suis particulièrement bien entendu avec toute l’équipe, Mathieu, le porteur de projet qui devint graphiste pour la circonstance, Anthony et François-Julien, les deux autres développeurs venus de Marseille, et passés par Supinfo. Aussi, une rivalité sympathique se créa entre les trois écoles d’ingénieur représentées.

De gauche à droite: François-Julien, Anthony, moi et Mathieu.
De gauche à droite: François-Julien, Anthony, moi et Mathieu.

Nous avons vraiment travaillé très dur. Le projet nécessita la mise en place d’un service web, aussi m’y suis-je collé parce que j’étais le plus expérimenté, malgré mon peu d’expérience sur les technologies web. J’ai donc laissé François-Julien et Anthony travailler sur l’application iPhone, quasiment autonomes. Je ne suis intervenu que pour déboguer le programme de temps en temps, et leur expliquer quelques concepts. Leur code était plutôt propre, mais le dimanche matin, j’ai travaillé deux heures pour le réarranger un peu.

Malheureusement, je n’ai pas avancé aussi vite que voulu sur la partie web, ce qui nous a obligé à réduire nos ambitions pour la présentation du dimanche. L’application finale fut quand même fonctionnelle, assez pour expliquer clairement l’intérêt au jury.

Pour finir, sachez que parmi les trois prix décernés, nous avons reçu le prix Parrot, du meilleur code, qui nous récompensa chacun d’un AR Drone ! Je n’ai pas encore eu beaucoup de temps pour m’exercer au pilotage, et je ne suis pour l’instant pas très brillant.

Résultats de BeMyApp octobre 2010

BabySit

J’ai participé ce week-end au deuxième BeMyApp, dont le principe est — rappelons-le — de développer une application mobile en un week-end. Une trentaine de projets furent présentés, et six retenus. Voici les résultats:

Le podium

Première place: Study+

Application à destination des étudiants pour relever ses notes et organiser son emploi du temps.

Deuxième place: HotStop

Le jeu du cache-cache adapté à l’iPhone: il faut trouver une personne ou un objet (géolocalisé), l’iPhone indiquant si vous êtes ”chaud” ou ”froid”.

Troisième place: BabySit by Yooppies

Boîte à outils pour les parents: trouver une baby-sitter à proximité, faire des achats groupés, avoir des réductions sur des sorties avec les enfants.

Les projets qui n’ont pas été récompensés

Aidez-moi

Une assistance aux personnes dépendantes: permet de suivre leurs déplacements et prévenir les proches si elles s’éloignent trop du domicile ou si elles sont tombées.

Better accent

Améliorer son accent dans les langues étrangère en s’enregistrant et en comparant avec une phrase de référence.

Mais T où ?

Une application “pour nous les filles”: permet de marquer l’emplacement de points d’intérêts (où on se trouve, une petite robe sympa, où on a garé la voiture, etc.) et de l’envoyer à ses amies par SMS ou e-mail.

Pour ma part, j’ai participé au projet BabySit. Je suis un peu déçu qu’Aidez-moi n’ait pas décroché une meilleure place: l’équipe a vraiment travaillé très dur pour pondre une appli iPhone et un web-service. Le projet n’a pas de business-modèle, le but étant de céder gratuitement l’application, ce qui explique sans doute le classement (il s’agissait d’un des critères d’évaluation).

Bravo à toutes les équipes qui ont toutes réussi à produire une application fonctionnelle en deux jours.

BeMyApp juin 2010

Voilà une semaine qu’avait commencé la première rencontre ByMyApp, et je n’ai pas encore pris le temps de vous raconter son déroulement et vous donner mes impressions. Commençons par rappeler les principes: les organisateurs avaient réuni des développeurs logiciel, des concepteurs web et des graphistes pour qu’une trentaine de personnes viennent leur exposer leurs idées d’applications pour iPhone ou iPad. À l’issue du week-end, un jury récompensait l’équipe gagnante par un prix de 5000 €.

John Karp et Cyril Attia nous donnaient rendez-vous au Dune, un bar situé aux alentours de l’hôpital Saint Louis. J’arrivai en ce vendredi soir, chargé de quinze kilos de bagages entre mes vêtements, mon MacBook et les quelques livres que j’avais emporté: l’un portant sur le développement iPhone, un autre sur la gestion de version avec Git, et le dernier pavé sur OpenGL (on ne sait jamais). Ayant marché depuis la gare du Nord, j’étais en sueur ! John emportait mes bagages dans le fond du Dune et m’invita à coller sur la poitrine une étiquette à mon nom, qu’il avait dotée d’une pastille verte indiquant mon rôle de développeur logiciel.

Je profitai de l’heure qui restait avant la présentation des projets pour lier connaissance avec les gens présents. D’emblée, l’ambiance me parut très sympathique. Si certains étaient réservés, tout le monde était de bonne humeur et impatient d’exposer ses idées ou de commencer à travailler. Lorsqu’arrivèrent les vingt heures, chaque porteur de projet disposa d’une minute pour exposer son idée. J’essayai de rester attentif, tâtant dans ma poche les trois jetons que je placerai sur mes projets favoris. Parmi la trentaine de projets présentés, la moitié était des projets qui auraient plus intérêt à naître sous la forme d’un site web que d’une appli iPhone; je vais y revenir. Parmi les projets restants, certains me parurent peu novateurs.

À la suite de ces présentations, les porteurs disposaient de trois-quart d’heure pour venir «draguer» ceux qui allaient réaliser les applications. J’étais là, posté comme une jolie fille, à attendre que chaque prétendant me fasse la cour en me soufflant à l’oreille ses arguments les plus persuasifs (voilà un renversement de situation bien agréable, d’autant plus lorsque ce furent de jolies demoiselles qui vinrent m’accoster). Voici une leçon à retenir pour les porteurs de projets des prochaines éditions: venez à deux. Certains n’ont pas eu le temps de venir me causer, alors que par moment, personne ne me faisait la conversation. Si vous êtes seuls, faites court lorsque vous comprenez que vous n’avez pas convaincu; il est inutile d’insister, il vaut mieux apporter vos arguments à quelqu’un d’autre.

Une minute pour présenter un projet peut sembler court, mais c’est suffisant. Très honnêtement, j’avais déjà choisi mes trois projets à l’issue des présentations, et les arguments apportés par la suite ne m’ont pas fait changer d’avis… Mais notez bien que j’aurais éventuellement pu pour le dernier projet de mon tiercé. Si je peux encore donner un conseil, c’est d’éviter d’être trop technique dans votre présentation. Essayez plutôt de raconter une histoire pour que votre auditoire puisse se projeter. Soyez concrets, même si vous n’êtes pas sûr que la solution technique à laquelle vous pensez est réalisable: ceci est du ressort des développeurs, qui s’attendent à ce que vos propos soient naïfs.

Après que les votes furent dépouillés, le verdict tomba: sept projets étaient retenus. Parmi mes poulains, un seul était retenu, aussi je me dépêchai de me rapprocher de Brigitte, la porteuse, pour travailler sur son projet, qui consiste en une application d’apprentissage des caractères Hiragana (l’un des trois alphabets du Japonais). Je finis par convaincre un autre développeur, Mathieu, de se joindre à nous. Nous nous étions déjà rencontré lors d’une réunion CocoaHeads, mais il fut hésitant, à raison: le projet exigeait la mise au point d’algorithmes complexes, un risque important étant donné le peu de temps pour la réalisation. Finalement, nous somme rejoints par un graphiste, Roger.

Je ne vous raconterai pas ici le déroulement du développement, qui n’est guère intéressant: Mathieu et moi travaillions dans notre coin sur l’algorithme et l’interface utilisateur et Brigitte s’occupai d’envoyer nos demandes à Roger et de rendre son concept un peu plus ludique, en travaillant ses listes de vocabulaire.

Dimanche, l’heure du verdict approchait, et l’algorithme n’était toujours pas au point. Je su pertinemment que nous n’arriverions pas à le faire fonctionner, aussi je décidai d’aller voir Brigitte et de nous préparer à la présentation du prototype final. Aussi parce que je regrettai de ne pas avoir travaillé davantage en groupe, et que je voulais donc profiter des derniers instants. À ce moment, beaucoup avaient déjà une idée des vainqueurs, parce que leur projet était déjà bien avancé la veille; le doute portait sur l’avancement des autres projets.

Et il n’y eu pas de surprise: le projet choisi fut iDact, une appli sur iPad qui affiche des plans sonorisés pour guider des mal-voyants dans les lieux publics tels que gares, aéroport, musées et dont le porteur de projet avait les plans. Ce verdict est juste: l’application était sans doute l’une des plus facile à réaliser, mais la réalisation était impeccable. Aucun concurrent n’a présenté un logiciel aussi proche d’un projet fini. Bravo aux gagnants !

Et merci aux organisateurs Cyril et John. J’essayerai d’être présent à la BeMyApp du 15 octobre.